art brut japonais

Art brut, art fou ?

Après la 1ère édition, en 2010, la Halle Saint Pierre accueille « Art brut japonais II ».

Pour ce deuxième opus, c’est le travail d’une cinquantaine d’artistes du pays du Soleil Levant qui est réuni rue Ronsard.

L’occasion pour les néophytes de revenir sur la définition même de l’art brut.

L’art brut, une définition

Créée par Jean Dubuffet, l’expression d’art brut désigne les formes d’art produites par des non-artistes, des marginaux, voire des personnes socialement et mentalement inadaptées. Dénuées de références culturelles et artistiques, leurs productions – parfois naïves, mais pas toujours – détournent l’usage premier d’objets du quotidien.

On retrouve notamment plusieurs oeuvres impressionnantes de finesse et de minutie, dans lesquelles les « artistes » ont utilisé une feuille de papier et un stylo bille. Que dire également des origamis en feuille d’arbres ? Avec l’art brut, on s’éloigne de l’art classique – ou en tout cas, conventionnel. Fuyant les pinceaux et toiles classiques, les sculptures aux canons bien précis, l’art des outsiders (comme certains l’appellent) fascine par la simplicité des matériaux.

Art à Paris : 2018, le tandem Paris/ Tokyo

Parisiens et Tokyoïtes vivent une année de programmations culturelles croisées. Cette exposition s’inscrit dans le cadre de ce partenariat.

C’est l’occasion d’un nouveau regard sur l’art brut occidental que l’on connaît à travers Dubuffet ou encore Robillard.

La culture japonaise, peuplée de créatures imaginaires à la limite de l’effrayant, se dessine dans nombre des œuvres que l’on retrouve dans Art brut japonais II.

Une exposition à vivre comme une immersion dans l’univers d’auteurs japonais comme Haruki Murakami – ou encore Mishima.

La poésie côtoie le trivial et le prosaïque prend des airs de sacré dans les différentes œuvres exposées.

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