Les Demoiselles d'Avignon, Picasso

Le cubisme, anti-impressionnisme

Alors que l’exposition Cubisme s’est ouverte au Centre Pompidou en octobre 2018, Arte diffuse un documentaire dédié aux quatre grandes figures du mouvement.

Aux commandes ? Frédéric Ramade qui revient sur le quatuor de génie à l’origine du cubisme. Pablo Picasso, Georges Braque, Guillaume Apollinaire et Daniel-Henry Kahnweiler vont s’opposer à l’impressionnisme et devenir les chefs de file d’un style pictural qui a marqué l’histoire de l’art.

Le documentaire est à (re)voir ici : https://www.arte.tv/fr/videos/080531-000-A/picasso-braque-cie/

Une amitié historique

Derrière la naissance – puis le succès – du cubisme se trouvent quatre jeunes hommes, âgés de 22 à 26 ans. Deux sont artistes, l’un est poète et l’autre est marchand d’art.

Des hauteurs de Montmartre à la Madeleine, le quatuor se moque des codes pré-établis. Alors que La Danse de Matisse et les Nymphéas de Monet récoltent tous les suffrages, lors des salons officiels. Et n’oublions pas Rodin, qui enchaîne les commandes, comme la Divine Comédie.

Des oeuvres inoubliables

Parmi les oeuvres à retenir, on retrouve Les Demoiselles d’Avignon du plus français des peintres espagnols, peinte en 1907. Loin d’Avignon, c’est à Barcelone que l’artiste a puisé son inspiration. Une rue peuplée de prostituées que l’artiste représente ici.

Les Demoiselles d'Avignon Picasso
Les Demoiselles d’Avignon, Picasso (1907)

Impossible d’oublier cette oeuvre brutale, en rupture totale avec l’art en vogue à l’époque. Même son ami Georges Braque s’étonne de cette représentation étonnante des corps féminins. Plus d’un siècle après, Les Demoiselles d’Avignon est LA première toile du mouvement cubiste. Une référence incontournable dans l’histoire de l’art. Face aux réactions négatives, voire outrées, qui entourent la présentation de l’oeuvre, le marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler décide de n’exposer les oeuvres cubistes que sur rendez-vous et auprès d’un public international.

Au fil des années, la stratégie de Kahnweiler se révèle payante et quelques collectionneurs étrangers s’arrachent les toiles cubistes. Parmi eux figure Sergueï Chtchouckine, l’homme d’affaires russe le plus connu de l’histoire de l’art.

Dans la galerie des œuvres les plus célèbres du mouvement cubiste, beaucoup sont signées Picasso. Evidemment, difficile de ne pas connaître Le Portrait de Dora Maar, mais aussi Guernica ou encore la Tête d’une femme lisant.

 

Toujours à la limite de l’abstraction, les cubistes parsèment leurs toiles d’indices (les bords d’un chapeau, une moustache, un fruit) qui

Au début de l’année 1910, Fernand Léger, Romain Delaunay, Gleizes ou encore Jean Metzinger sont des suiveurs qui s’engouffrent dans le chemin ouvert par Picasso et Braque. Cela agace le duo sans l’affecter. Au contraire, ils les laissent prendre le train en marche et s’orientent vers de nouveaux territoires inconnus.

C’est en 1912 que le mouvement cubiste va explorer l’utilisation de matériaux différents aboutissant au premier collage de l’histoire de l’art ! Cela débute avec de la toile cirée collée par Picasso, un geste repris par Braque jusqu’à ce que les deux amis tentent des toiles faites uniquement de collages.

La transgression

Répétant les gestes iconoclastes, Pablo Picasso et Georges Braque ne vont avoir de cesse de pousser leur réflexion toujours plus loin. Ainsi, au collage s’ajoute l’ajout de sable dans la peinture, puis c’est la peinture Ripolin – traditionnellement réservée aux peintres en bâtiments.

C’est ce qui donne un rendu aussi brillant aux toiles du maître espagnol.

Dans leur fuite de l’académisme, les cubistes se tournent vers un mauvais goût populaire proche de la réalité, d’après eux.

En 1912, d’autres artistes rejoignent le rang : comme Juan Gris.

Quant à Apollinaire, il se rapproche de Romain Delaunay – après avoir quelque peu malmené et moqué ses toiles.

 

Un mouvement snob, à contre-courant, qui s’oppose à l’art établi et rejette l’académisme.

C’est dans l’hémicycle que les cubistes arrivent.

 

« Il n’y a pas de cubisme ! » Pablo Picasso à une journaliste.

 

Début 1913, New-York, première foire d’art moderne américain. The Armory show accueille de nombreux artistes européens et Picasso et Braque sont en bonne position.

 

Retour à la couleur, Femme au fauteuil. Une toile plus sensuelle, tout en courbes, qui rond avec les lignes droites et les teintes ocres des tableaux cubistes.

Rupture 1912 à la sortie du livre sur le cubisme de Guillaume Apollinaire. Et 1918, décès du poète des suites d’une grippe espagnole. Braque est blessée au retour de la guerre.

 

Picasso, épargné par la guerre, va s’orienter vers de nouvelles expériences.

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