Freddy Mamani fondation Cartier

Le motif géométrique du Mexique à la Terre de Feu

Du 14 octobre 2018 au 24 février 2019, la fondation Cartier accueille une superbe exposition dédiée aux motifs géométriques dans l’espace latino-américain. Du Mexique à la Terre de Feu, ce sont de nombreuses productions qui sont réunies dans cette exposition. Le thème ? “Géométries Sud”. 

Une exposition protéiforme

Photographies, textiles, peintures corporelles, architecture et sculptures, ce sont 250 œuvres de forme artistique variée qui investissent le bâtiment de Jean Nouvel pour une exposition passionnante sur 2 étages.

Le fil rouge ? Les motifs géométriques. Déjà présents dans les cultures pré-incas mais aussi pré-andines – pour ne citer qu’elles – on les retrouve encore aujourd’hui. Aussi bien dans les constructions que dans les oeuvres artistiques des jeunes générations.

Conçue comme une rêverie autour du motif et des arts graphiques de l’époque pré-colombienne à nos jours, l’exposition pâtit cependant d’une muséographie pas toujours claire. Toutefois, l’on conçoit bien que ce parcours visiteur volontairement flou déploie la rêverie et l’imaginaire comme un fil rouge.

Donner la parole à des artistes méconnus

L’un des intérêts de Géométries Sud, l’exposition de la Fondation Cartier, réside notamment dans la découverte d’artistes mexicain, chilien, paraguayen ou encore brésilien. En effet, les artistes latino-américains restent encore peu médiatisés sur la scène artistique internationale. Géométries Sud met donc un coup de projecteur sur des peintres, sculpteurs et photographes qui sont peu médiatisés.

Quels sont nos artistes préférés ? La photographe brésilienne Anna Mariani, l’architecte vénézuélien Freddy Mamani ou encore la peintre cubano-américaine Carmen Herrera. Tout autant de figures qui méritent d’être (re)découvertes.

D’Anna Mariani, photographe brésilienne, c’est une série datant de 1973 à 1986 qui est exposée. À la découverte du Nordeste, une région pauvre du Brésil, elle a capturé l’architecture particulière – et avant tout colorée – des façades des habitations. Un contraste s’impose entre la gaieté de ces maisons colorées et le dénuement présupposé de leurs habitants.

À la fois artiste et architecte, le bolivien Freddy Mamami est exposé au rez-de-chaussée. Son credo ? Revisiter le style néo-andin dans des constructions architecturales modernes à travers toute la Bolivie. Résultat ? Des façades Art Nouveau futuriste mâtinées d’une touche latino aux couleurs vives (vert, bleu, rose, etc.). Dans le cadre de l’exposition Géométries Sud, l’artiste a recréée une salle de bal traditionnelle revisitée.

On en ressort avec plein de couleurs dans les yeux, comme un voyage sur les terres de l’abstraction.

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